1 réponse

  1. Jean-Paul Dienst

    DU SERVICE MILITAIRE AU SERVICE CIVIL.
    NON….? OUI…? MAIS LEQUEL…?
    Suite 1
    Par Jean-Paul Dienst — 04 février 2015

    Donc le service civil serait la meilleure réponse à l’amélioration de la socialisation d’une partie de notre jeunesse. Jeunesse qui, pour rappel, se trouve plus ou moins en échec scolaire, en désintéressement d’un acquis culturel polyvalent (ouverture d’esprit). Jeunesse pour laquelle le principal objectif est de se pourvoir en biens de consommation dont elle est privée du fait de sa condition familiale.
    Mais pas que…
    L’absence, le manque, de moralité (et d’amour) prodiguée par leurs aînés (père, mère, “grand frère”, grands parents..) produit chez cette jeunesse une absence d’idéal.
    Ces jeunes deviennent très influençables. Pas d’interdits, pas d’apprentissages des frustrations, auxquels s’ajoute une mauvaise connaissance des codes sociaux et sociétaux, une graduation non maîtrisée dans l’agressivité, une absence de reconnaissance de l’autorité si ce n’est celle exercée par le leader de la bande dans laquelle ils sont incorporés.
    La déshérence, le manque de repères fondamentaux, en font des électrons libres, libres de prendre ce qu’ils n’ont pas; c’est-à-dire en fait la reconnaissance de ce qu’ils voudraient être au fond d’eux-mêmes= Faire partie de cette Société qui les ignorent, qui les rejettent parce que trop différents, et surtout parce qu’ils ont rejeté ce qu’elle pouvait leur offrir: le bon comme le mauvais.
    Ce n’est en fait qu’une simple recherche de construction d’identité.

    Alors cette Société les exclu encore davantage en les emprisonnant en fonction des fautes produites.
    Remédier au plus pressé semble pour elle être la réponse appropriée….
    C’était sans prendre en compte la promiscuité, le relationnel mettant en place un rapport dominant/ dominé très fort, brutal pour ne pas dire bestial.
    La prison protège un temps notre Société des “faiseurs de troubles” et des transgresseurs de nos Lois… Qu’en est-il de ceux qui en sortent, “rééduqués” durant parfois plusieurs années par les “Gros Durs”, les récidivistes, et les meneurs du jeu carcéral que les arbitres en sous effectifs ne maîtrisent plus suffisamment…?
    La Société, étonnée de retrouver dans ses espaces publics le menu fretin d’hier devenu des acteurs du banditisme, crie à l’incompétence de l’Etat protecteur.
    Et d’ajouter que ses impôts sont gaspillés, investis en pure perte…
    Les dégradations ((véhicules incendiés, dégradations des bâtiments publics, vols à la personne ou chez les commerçants, vols des véhicules (vélos, motos, voitures…), viols, vengeances par blessure à l’arme blanche, évoluent parfois vers des attaques de bijouteries voire de banques ou de fourgons blindés avec ou sans otages… et avec meurtres et bavures)).
    D’où:
    - Investissements de nos forces de police en demande constante de moyens matériels et humains.
    - Investissement de l’ensemble de la magistrature qui croule sous les dossiers et qui peine à “régler ces cas” en moins d’un an si ce n’est trois.
    - Création de cellules psychologiques pour “réparer” les désordres psy de plus en plus nombreux causés aux victimes.
    - Investissement en moyens de défenses du particulier, moyens exigés par les Compagnies d’assurances qui n’oublient pas d’augmenter leur prime.
    - Etc, etc…

    On voit petit à petit que le Service Militaire avait une certaine utilité… Mélanger nos jeunes afin qu’ils prennent conscience de leurs différences et de les accepter!
    Et de compléter leur éducation, leur instruction si besoin était.
    Donc les économies produites par la suppression du Service Militaire pour raison budgétaire, était un mauvais calcul…
    Etait-il la seule ou la meilleure réponse face à une certaine jeunesse? C’est une autre question.

    Aujourd’hui, avec le recul suffisant, l’analyse des besoins et des outils à utiliser, la substitution du Service Civil au Service Militaire semble être une évidence.
    Mais, afin de ne pas réagir globalement à la “demande”, c’est-à-dire trouver et acter des solutions pour quelques 600 000 jeunes (+ ou -), n’y a t’ il pas une action à envisager avant ou en même temps ?

    Il y a cinq ans et quatre mois (..!), en face d’un Conseil départemental, je faisais mention de la nécessité de mettre en place, par les Mairies des villes de plus de 100 000 habitants, une Ecole des Parents.
    Programme libre où, sur un planning d’une vingtaine d’heures/ mois, les parents pourraient perfectionner leur fondamentaux, ce qui leur permettrait de “suivre” mieux leurs enfants en primaire.
    Et de mêler à ses fondamentaux “scolaires”, tout autant inclus dans leur rôle de parents, ceux qui constituent les codes sociétaux contenus dans le respect, la citoyenneté, la moralité, l’apprentissage de la pluralité des religions, avec leur différence et la compréhension des différentes manières de croire ou d’accéder à la pensée mystique. (La laïcité trouve très bien sa place dans un positionnement philosophique où la morale se substitue à la religion).
    Nos parents, pour beaucoup d’entre-nous, ont su nous transmettre les usages. Ceux-ci mis au goût du jour font partie de cette incorporation dans la Société. Il est bon qu’ en amont les parents puissent maintenir leur autorité à travers eux, et donc qu’ils puissent en mesurer toute l’importance.
    N’est-ce pas aux parents, dans leur premier devoir, de transmettre ce qu’ils savent, au mépris de l’envie naturelle de satisfaire les envies de leur progéniture ?
    Respect, empathie, sollicitude… oui. Permissivité, non.
    Les parents doivent donc apprendre en premier lieu. Afin de pouvoir transmettre
    Leurs enfants ont besoin du rapport de transmission des savoirs. Savoir faire pour faire savoir.

    Ayant résumé “l’idée de l’Ecole des Parents”, je pense que parallèlement à la mise en place du Service National Civil, la mise en place d’une Ecole des Parents, ouverte à toute la population, est nécessaire et complémentaire au Service National Civil -SNC-.

    Reste à étudier une priorité: le SNC doit-il être librement consenti, être obligatoire ou être offert à tous ceux qui seraient intéressés par cet encadrement ?
    On peut comprendre que ces différentes possibilités d’accès peuvent coexister et être appropriées aux différents cas “à traiter” suivant qu’ils émanent de la cellule familiale, scolaire, ou qu’ils relèvent de l’appareil judiciaire.
    On peut aussi envisager un SNC minimum de 6 mois avec extension de 3 à 6 mois. Seuls les cas de SNC volontaires seraient rémunérés selon un barème de services rendus pendant la durée du service.
    Doit-il être accessible aux filles/femmes autant qu’aux garçons/hommes? Vu la ‘féminisation” de la délinquance, il apparaît “normal” de créer des centres d’hébergement, munis d’un confort équivalent, spécifiques pour la gens féminine,
    Ayant été en contact (je suis moi-même un ex-formateur) avec les AFPA, il serait opportun d’établir une relation suivie avec ces organismes qui allient des capacités manuelles aux capacités intellectuelles. L’ensemble est très valorisant. Cette relation est immédiatement possible à établir.

    Suite dans quelques jours…

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